Parce que le film d'animation, ce n'est pas que du dessin ou du virtuel. Une référence en animation dite pixilation, un film oscarisé, avec un message politique, ça nous change un peu! Même la bande son est expérimentale...
mercredi 12 septembre 2012
Wreck It Ralph
Rich Moore. 2012
Le Disney de Noël. Enjoy!
mardi 11 septembre 2012
The Cat Came Back
Cordell Barker. 1988
lundi 10 septembre 2012
A quoi ça sert, l'amour?
Louis Clichy. 2009
vendredi 7 septembre 2012
Smoke my Christmas 2010
de Clément DESNOS, Jean-David FABRE, Julien PERRON, Rémi SALMON, Vincent VERNIERS
Petit court de fin d'étude des Gobelins. Quand la petite Alice aux allumettes rencontre les Lascars. Audacieux, carrément bien!!
On avait eu les Disney de Noël, mais
les habitudes changent, dorénavant, nous attendons le Pixar de
l'été.
Après Cars 2, « sympa mais pas
top », on l'attendait comme le nouveau messie, le dernier Pixar
« Brave ». On nous avait mis l'eau à la bouche, le
teaser nous avait fait rêver, de l'aventure, l'esprit celte, une
belle héroïne mystérieuse à la chevelure rousse au vent, la
totale. Mais voilà, la mariée était trop belle...
On nous avait vendu du parcours
initiatique, on se retrouve avec une adolescente capricieuse, on
attendait de l'épique, on est devant un remake de « Frère des
Ours », on attendait d'immenses espaces verts, la demoiselle ne
va pas à plus d'un kilomètre du château familial...
Le pitch est simple, Mérida, jeune
princesse celte, doit se marier pour assurer la pérennité du
royaume. Ses prétendants vont devoir s'affronter au tir à l'arc, le
vainqueur gagnera la belle. Mais la belle est rebelle et refuse le
mariage. Elle décide donc d'ensorceler sa mère afin de la faire
changer, mais, grave erreur...elle la transforme en ourse... L'heure
qui suit nous raconte les pérégrinations de l'adolescente afin de
retranformer sa môman en reine tout ce qu'il y a de plus humaine, le
tout sur fond de légende de quatre frères dont l'un fût aussi
transformé en ours.
D'un point de vue purement technique,
le travail est parfait, un sans faute, de beaux modèles quoique
devenus un peu classiques chez Pixar, de belles animations, de
magnifiques décors, une réa bien tenue (mais rien d'extravagant),
sans compter la chevelure de Mérida, petite prouesse technique pour
qui connait un peu la 3D. Mais on n'en attendait pas moins de l'usine
à rêve.
Le premier quart d'heure tient bien ses
promesses, l'emballage est magnifique, mais le cadeau sans intérêt.
Le film est truffé de
bonnes idées, comme la sorcière à la maison transformiste dont
tout le travail ne tourne qu'autour des ours, la dextérité de
Mérida à l'arc, les esprits de la forêt, ou cette malédiction des
quatre frères, mais aucune n'est approfondie.
On espérait qu'avec le
rachat de Pixar par Disney, Disney ferait du Pixar, mais force est de
constater que c'est Pixar qui se disneyise. Certes, pas de chanson,
mais une histoire fade, les éternels faire valoir (ici, le cheval de
Mérida, - j'ai envie de dire comme d'hab', les chevaux ont bon
dos...-, mais surtout ses trois petits frères, sans aucun intérêt
dans l'histoire)
Parlons enfin doublage
français, progéniture oblige. Dans l'ensemble, le casting français
est plutôt bien choisi (les parents de Mérida fonctionnent très
bien), toutefois, on préfèrera Bérénice Béjo (voix de Mérida
elle même) dans « The Artist ». Parfois, le silence a du
bon...
La vidéothèque animée idéale
Dire que vous passez à
côté de chefs d'œuvre! Heureusement, cette rubrique est là pour
vous remettre dans le droit chemin! Aujourd'hui:
The
Iron Giant (Le Géant de Fer)
Réalisé par Brad Bird.1999
Hogarth,
un petit garçon hardi, fan de science fiction, d'une dizaine d'année grandit dans une petite
ville des Etats Unis, dans la fin des années 50. Sa mère, veuve,
travaille énormément afin de subvenir au besoin de la famille.
Souvent livré à lui même, un soir, Hogarth fait une drôle de
découverte, un robot géant, complètement autonome, venu s'écraser
au pied d'une centrale électrique et visiblement amnésique avec
lequel il va se lier d'amitié, sous l'œil de Dean, le ferrailleur
du coin, artiste dans l'âme, un peu beatnik. Mais c'est sans compter
sur un agent du gouvernement qui a bien repéré la chute du géant...
Ce
petit bijou d'animation, passé inaperçu lors de sa sortie en France
a pourtant tout d'un grand. A commencer par son réalisateur, Brad
Bird, complètement inconnu à l'époque, mais qui, depuis, s'est
bien rattrapé avec « Les Indestructibles »,
« Ratatouille » et le dernier « Mission Impossible:
le Protocole Fantôme »
Ce
film d'animation traditionnel, avec un petit budget pour un long
métrage Warner, se passe en pleine guerre froide, sans pour autant
tomber dans le règlement de compte USA/URSS. Quelque part entre
Hayao Miyazaki (Laputa Le château dans le Ciel) et Paul Grimaud (Le
Roi et l'Oiseau), ce film est un hommage à la candeur et
l'imaginaire de l'enfance, avec un brin de critique cynique sur le
pouvoir totalitaire.
Les
designs, perso et décors, tout est de belle qualité, et
l'animation, fluide est un pur bonheur pour les yeux. Les personnages
sont bien sentis, le caractère des divers protagonistes, bien planté
et les évènements s'enchainent avec subtilité et naturel. Ne
cherchez pas du Disney, on en est loin et c'est très bien!
Certes,
on sent parfois que ce n'est pas le même budget qu'un blockbuster,
mais l'histoire est belle, la réalisation dynamique et on n'a pas
besoin de plus pour un film idéal.
A
voir d'urgence, si ce n'est déjà fait, sinon, à avoir d'urgence!!