Certainement un de mes courts métrages préférés!
Avec toutes mes excuses pour les incrustations de merde au début et à la fin, ainsi que l’amputation du générique de fin, mais c'est la seule version que j'ai réussi à dénicher avec la musique originale et non flopée....
Réalisé par un français, un copain, ancien superviseur d'animation chez Disney!
dimanche 23 décembre 2012
La Luna
Enrico Casaroa (Juin 2011)
Ce court métrage était visible au cinéma juste avant la diffusion de Brave cet été. Pour ceux qui ne l'auraient pas encore vu, Enjoy!!
jeudi 20 décembre 2012
Turbo
David Soren. Juillet 2013
Le prochain Dreamwork de Noël, mouahaha!! He's going the distance....
mercredi 19 décembre 2012
Les 5 Légendes. Rise of the Guardians.
Peter Ramsey (novembre 2012)
La Génèse
La légende veut que le fille de William Joyce lui ait tout simplement demandé si Le Lapin de Pâques et le Père Noël étaient amis. C'est ainsi qu'il eut l'idée de sa série Guardians of the Childhood (Les Gardiens de l'Enfance). Il y a actuellement 5 livres disponibles, mais 15 sont prévus au final.
Ne les cherchez pas en français, visiblement, ils n'ont pas encore été traduits.
William Joyce est auteur et illustrateur américain de nombreux livres pour enfants et illustrateur régulier pour le New Yorker. Toujours en vie (né en 1957, il a encore de beaux jours), l'industrie du cinéma d'animation et de la télévision américaine lui doit déjà beaucoup.
Très prolifique, on lui doit entre autre le très connu Roli Polie Olie (d'ailleurs fait en France par feu le studio Sparx) ou A day With Wilbur Robinson (adapté par Disney sous le titre de Bienvenu chez les Robinson), mais il a également participé à la création de Toy Story et de A Bug's Life (Pixar). Grand copain de Chris Wedge, il participe également à la création de l'Age de Glace et de Robot (Studio Bluesky) et est aussi à l'origine de son prochain film Epic. C'est vous dire le nombre de films qui n'auraient pas vu le jour sans lui. Rise of the Guardians est donc une adaptation partielle de Guardians of The Childhood où chacun des livres s'attardent sur l'un des légendaires protecteurs de l'enfance
Guardians of the Childhood
Le film:
Jack Frost s'éveilla un jour du fond d'un lac, appelé par l'Homme de la Lune. Il pouvait déclencher le froid, la neige, la tempête, armé de son bâton, il voulait s'amuser, se mêler à la foule, mais nul ne pouvait le voir...
Trois cent ans plus tard, voilà qu'une terrible menace que l'on croyait disparue depuis le Moyen Age revient du fond des ténèbres, le Croquemitaine... Bien décidé à faire revenir les cauchemars et la peur, il n'en faudra pas moins que les 4 fameux Gardiens Légendaires pour sauver l'espoir et les rêves des enfants. A leurs têtes, le Père Noël suivi du Lapin de Pâques, du Marchand de Sable et de la Fée des Dents. Toutefois, grand chef d'orchestre de la protection des enfants, l'Homme de la Lune désigne également Jack Frost pour qu'il prenne enfin sa place au sein des gardiens, il est venu son temps où lui aussi doit protéger les enfants.
Jack Frost
Le personnage de Jack Frost est un vieux mythe anglo saxon qui veut que ce jeune farceur soit à l'origine du froid, des chutes de neiges, et que si on le met en colère il déclenche de terrible tempête de neige. Il vous gèle le nez, les pieds les mains mais peut aussi vous amuser avec la neige et la glace sur laquelle vous glissez. Sa légende est tellement ancienne, qu'elle semblerait remonter aux vikings.Toutefois, avec le temps, le mythe s'est émoussé et il y a bien
longtemps que Jack Frost n'est plus dans les souvenirs de personnes, et
les enfants ne savent même pas qui il est. C'est d'ailleurs bien pour
cela que personne ne peut le voir. Ici sous les traits d'un adolescent
au teint de cire et à l'air malicieux,Dreamworks tente de moderniser un peu le personnage, de le rendre plus attrayant, voire de créer un alter ego pour les ados. Ici, Jack Frost n'a plus aucun souvenir de qui il était avant son éveil dans le lac. C'est un adolescent un peu revêche, voire rebelle (un classique de l'adolescence....) qui supporte de plus en plus mal l'isolement lié à sa condition de mythe inconnu des enfants, mais avec un bon fond, bien évidemment.
Le Père Noël (Santa Klaus)
Nicolas St North de son vrai nom, ici le Père Noël, aurait presque plus des airs de Robert Mitchum dans La Nuit du Chasseur que de l'habituel vendeur de Coca Cola rouge, avec ses avant bras tatoués aux noms des enfants sages d'un coté (NICE) et des garnements de l'autre côté (NAUGHTY) doté également d'un fort accent russe. Rappelons que dans la vie réelle, le personnage du père Noël (19ème siècle) est bien plus récent que celui de Jack Frost ou de St Nicolas qui lui date du 16ème siècle. Ici, North s'impose comme leader incontestable, chef de file des gardiens, certainement lié à son statut de préféré des enfants.
La Nuit du Chasseur (Charles Laughton. 1955)
Le Lapin de Pâques (Easter Bunny)
Bunnymund semble être tout droit sorti d'Australie avec son accent et son allure d'aborigène. Dommage quand on sait que l'Australie, pour lutter contre le fléau que représente la prolifération des lièvres et des lapins, tente d'abandonner le lapin de Pâques pour le Bilby de Pâques. Bunnymund est loin de l'image habituel de petit lapin mignon. 1m80 au garrot, boomerang à la ceinture, un air certain de Mad Max. Il se déplace que terrier en terrier, et son antre elle même a plus des airs de l'ile de Pâques que l’Australie! Notez que chez nous, on connait moins le lapin de Pâques qui est surtout fêté dans les pays anglo saxon et en Allemagne. On connait les cloches (Mouahaha!)
Le Marchand de Sable (Sandman)
Paradoxalement, Sable est le plus proche des dessins d'origine de W.Joyce, mais aussi certainement le personnage le moins intéressante graphiquement et celui qui a le moins de charisme. Il ne parle pas, a des airs de faire valoir humoristique des quatre autres et disparait, emporté par le Croque mitaine dès les 20 premières minutes. Entièrement fait de sable, il a des faux airs d'Antoine de St Exupéry sur son avion. Dans le folklore occidentale, le Marchand de Sable est celui qui endort les enfants en leur lançant du sable magique de sommeil. Mais rien ne dit qu'il leur donne de beaux rêves.
Chez nous, le personnage est un peu tombé en obsolescence depuis l'arrêt de Bonne Nuit les Petits....
Antoine de St Exupéry
La Reine des Fées des Dents (Tooth Fairy)
Et oui, chez nous Toothiana (que l'on pourrait traduire par Dentelle) n'existe pas. Mais que nos concitoyens ne s'inquiètent pas, la Petit Souris fait quand même une apparition remarquée dans le film (sur fond de Marseillaise, histoire de bien appuyer le propos). Aidée de son armée de petites fées, Toothiana sillonne la planète à la recherche des dents de lait tombées et mises sous oreiller.
Idée très intéressante ici, la Fée des Dents ne fait pas que recueillir les dents de lait contre une récompense, elle est surtout la gardienne des souvenirs d'enfance de chacun d'entre nous qui sont conservés dans nos fameuses dents.
Le Croquemitaine (Hoogie Boogie)
Pitch Black (qui signifie trou noir ou obscurité totale) est le grand Méchant de l'histoire. Il incarne toutes nos peurs enfantines, les cauchemars, le monstre sous le lit (d'ailleurs pour accéder à son antre, il faut entrer dans un terrier qui se trouve sous un lit brulé dans une forêt désolée) Il décide donc de réduire à néant les pouvoirs des gardiens en faisant en sorte que les enfants ne croient plus en eux (il capture toutes les fées des dents, il casse tous les œufs de pâques avant qu'il n'arrivent dans les jardins, il transforme tous les rêves en cauchemars....)
Sur la forme
Soyons honnête, après avoir vu la bande annonce, j'avais un peu peurdu niveau du film (j'ai d'abord cru à un film PDI -Pacific Data Image-, branche 3D d'origine de Dreamworks) Mais force est de constater que visuellement Rise of the Guardians est bien séduisant. On n'y retrouve pas le souffle épique de How to Train Your Dragon (film PDI) ni de Kung Fu Panda, mais on y prend plaisir.
On regrettera le teint cireux des personnages qui crée une impression de malaise (ça fait un peu thanatopraxie pour ceux qui connaissent) et les design des personnages secondaires qui est carrément mauvais (les enfants autre Jaimie ou sa sœur Sophie)
Le personnage de Pitch est très proche de celui d'Hadès dans le Hercules de Disney, et aurait peut-être mérité d'être un peu plus travaillé, il n'est pas très charismatique, du coup, le propos ne se voulant pas trop manichéen, on tombe un peu à côté, niveau super méchant.
Hades (Hercules. Disney)
Dans l'ensemble, les designs des personnages sont bien, mais pas top. Le Père Noël n'a pas une forme bien définie ni vraiment constante (on dirait parfois un peu un sac à patate habillée de rouge)
L'animation souffre un peu de sentir la mocap (*) mais marche bien dans l'ensemble. Certains plans sont même d'une qualité exceptionnelle (je pense là aussi à Pitch)
Dans le travail des décors, on retrouve pas mal les clichés habituels du Père Noël (les habituels lutins, le rouge, la grande fabrique de jouets) mais on a une telle iconographie historique sur le sujet qu'il est difficile de passé à côté. Concernant la Fée des dents ou le Lapin de Pâques, là, il y avait plus à chercher. Les univers sont pas mal mais on aurait pu espérer plus de folie. Le repère de Toothiana est assez proche de celui du Père Noël (dans les couleurs) voire de celui de Pitch (dans l'organisation). Celui du Lapin est le moins fantaisiste, on ne voit pas grand chose. On se demande même pourquoi on s'y arrête....
Les décors de villes, les plus fréquents, sont quant à eux terriblement ordinaires. En fait soyons franc, dans ce film, les décors, on s'en fout un peu, on y prête quasiment pas attention...
Petit mot sur l'exécrable doublage français. Jack a la tête d'un gamin de 15 ans, mais la voix d'un homme de trente (Gaspard Ulliel) et Nolwenn Leroy nous fait une Fée hystérique, quand au Père Noël, l'acteur qui le double (Miglen Mirtchev) a beau être d'origine bulgare, ça fait vraiment trop cliché....
A noter, dans les histoires originales de W.Joyce, apparait aussi Ma Mère l'Oie (Mother Goose) Gardienne des Contes qui n'est pas dans le film.
Sur le fond
Le propos a beau être très différent, on ne peut s'empêcher de penser à L'Etrange Noël de Mr Jack. D'ailleurs, on regrettera peut-être l'absence de ce gardien là (mais est-ce un vrai gardien de l'enfance...) On y retrouve un peu les même thèmes, voire les même personnages (Père Noël, Lapin, Hoogie Boogie...), mais pas avec l'imaginaire de Tim Burton. Le thème des monstres qui effraient les enfants marche mieux dans Monsters Inc. Toutefois le film se laisse regarder avec plaisir, on laisse un peu son cerveau de côté, il ne reste plus beaucoup de goût en tête après quelques jours, mais le sentiment d'avoir passé un bon moment. Les enfants les plus jeunes seront certainement les plus conquis (ma fille de 4 ans était hystérique) mais au delà, quand ils ne croient déjà plus à la petite souris, au Père Noël, et autres œufs de Pâques, peut-être est-ce déjà trop tard.....
Bref, en conclusion, bon travail, sympa, mais pas le film d'animation du siècle. Dreamworks aura toutefois réussi un joli tour de force, celui de rendre visible l'invisible en ravivant la légende de Jack Frost. Je gage que beaucoup d'enfants peuvent le voir dorénavant.
(*) Mocap: Motion Capture. Capture du mouvement par l’intermédiaire d'acteur couvert de cellule qui recréeront ses mouvement sur ordinateur.